19 septembre 2017

« Nos richesses » de Kaouther Adimi

« Le chauffeur de taxi clandestin au visage acnéique nous a prévenus au milieu de la nuit qu’il venait de déposer un jeune homme au 2 bis. Nous savons que le grillage a été relevé. Nous devinons pourquoi Ryad est là, nous n’ignorons pas que Les Vraies Richesses vont disparaître. En quelques minutes, le mot a fait le tour du quartier et il n’y a plus un seul seau de peinture à vendre ». L’Algérie est à l’honneur cette année pour cette rentrée littéraire et de fort belle manière. Le roman de Kaouther Adimi nous plonge à Alger où... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

18 septembre 2017

« Leur séparation » de Sophie Lemp

« Mon enfance m’apparaît comme scindée en deux. Pourtant, une séparation n’est pas une mort brutale ». « Ce n’est pas l’histoire de mes parents que je veux écrire mais la façon dont j’ai vécu leur séparation ». Ce court récit personnel évoque un thème plutôt banal au départ : le divorce des parents de l’auteure et la mise en place d’une garde alternée alors qu’elle n’a que dix ans. Et pourtant, nous sommes loin d’un récit banal : Sophie Lemp nous offre un témoignage touchant, sensible et même pudique... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 09:52 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
14 septembre 2017

« L’histoire de mes dents » de Valeria Luiselli

« Je suis Gustavo Sánchez Sánchez, ai-je dit. Je suis le seul, l’unique Grandroute. Et je suis mes dents. Elles peuvent vous paraître jaunies et certes plus de toute première fraîcheur mais je peux vous l’assurer : ces dents ont jadis appartenu à Marylin Monroe, qu’il est inutile de présenter. Si vous les voulez, il faudra que vous me preniez avec. Je n’ai pas fourni plus ample explication ». Ce court roman est inclassable, difficile à décrire et à résumer tellement il joue sur le nonsense, l’absurde. Cet ovni... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 09:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
13 septembre 2017

« La disparition de Josef Mengele » d’Olivier Guez

« Toutes les deux ou trois générations, lorsque la mémoire s’étiole et que les derniers témoins des massacres précédents disparaissent, la raison s’éclipse et des hommes reviennent propager le mal. Puissent-ils rester loin de nous, les songes et les chimères de la nuit. Méfiance, l’homme est une créature malléable, il faut se méfier des hommes ». Qui ne connaît pas Josef Mengele ? Qui ne connaît pas « l’ange de la mort » d’Auschwitz, ce médecin nazi qui a multiplié les expériences médicales dans le camp... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
12 septembre 2017

« Je me promets d’éclatantes revanches » de Valentine Goby

« Charlotte Delbo est revenue pour écrire. Par inadvertance peut-être, par surprise, écrire lui a permis de revenir ». Il est des rencontres dans la vie qui nous changent. Valentine Goby ne se doutait pas que son chemin allait croiser celui de Charlotte Delbo et qu’elle en serait marquée. Comme souvent pour toute rencontre, elle se fait par hasard et par un intermédiaire. Valentine découvre Charlotte grâce à une ancienne résistante et déportée, Marie-José Chombart de Lauwe, au moment où elle s’apprête à écrire... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
10 septembre 2017

« Nos vies » de Marie-Hélène Lafon

« Les doigts longs de Gordana exécutent, ses ongles sont roses, elle fait les gestes, son regard est impossible, elle ne voit pas les personnes et ne veut pas les voir. Elle n’en a pas les moyens, ce serait un luxe insensé, c’est bon pour les autres, les natifs, les légitimes qui n’ont pas à se battre pour tout et habitent chaque seconde de leur pays, de leur langue, sans même y penser ». Nous sommes à Paris dans le Franprix de la rue du Rendez-Vous, la bien nommée. Jeanne est retraitée et vient faire ses courses deux... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

08 septembre 2017

« Gabriële » d’Anne et Claire Berest

« Jamais Gabriële ne parlera d’amour. Jamais elle ne dira : je l’aimais et il m’aimait. Ce qui se passe entre eux est un face-à-face d’où jaillissent la pensée et la création, c’est le début d’une infinie conversation, au sens étymologique du terme, aller et venir sur une même rivière, dans un même pays ». C’est quand on cache les choses, qu’on ne dit rien que l’on suscite la curiosité. C’est ce qui est arrivé aux sœurs Berest quand elles ont véritablement compris que leur mère Lélia était la petite-fille de Francis... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 septembre 2017

« Un bruit de balançoire » de Christian Bobin

« Il faut avoir une force terrible pour supporter de lire un seul poème. Aller au-devant d’une phrase comme au-devant de sa propre mort. Accepter de n’être plus protégé par rien et recevoir le coup de grâce d’une parole claire en son obscurité ». « La poésie on ne sait pas ce que c’est, mais on la reconnaît quand on la rencontre ». Cette phrase du poète Jean L’Anselme résume parfaitement mon opinion sur ce nouvel ouvrage de Christian Bobin. C’est de la poésie, de la belle poésie sans nul doute, mais difficile à... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 19:34 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
01 septembre 2017

« Les jouisseurs » de Sigolène Vinson

« Il a étalé du rouge jusque dans les yeux du pantin. Par excès de réalisme et de représentations des vaisseaux sanguins, il est parvenu à un surréalisme pompier. Tout fait casque, puisque, foutu pour foutu, il a vidé son tube de peinture rouge sur la perruque, qui a durci. Eléonore se lève et tourne autour de l’œuvre, en faisant bien attention de ne pas se prendre les pieds dans le train. Comme elle n’a pas envie d’accabler Olivier, elle cherche la beauté du geste. Elle comprend qu’ils partagent tous les deux la même faculté... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
29 août 2017

« Un funambule sur le sable » de Gilles Marchand

Coup de cœur – rentrée littéraire 2017 « J’étais quelque part entre l’enfant normal et l’enfant handicapé. Il n’existait pas de case pour les gens comme moi. La nature ne m’avait pas prévu, la société ne m’avait pas prévu, la médecine ne m’avait pas prévu et mes camarades ne m’avaient pas prévu. Ils devaient apprendre une nouvelle règle. Est-ce que j’étais à porter au pinacle ou à mettre au clou ? C’est ce qu’ils semblaient se demander avec leurs petites têtes toute décoiffées. Plus j’y réfléchis plus je me dis que... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]