22 mars 2017

« Au commencement du septième jour » de Luc Lang

« Thomas se souvenait de son père Aurèle qui le terrorisait, lorsque, à l'estive, il lui désignait avec insistance l'entrée des grottes où vivaient de grands ours meurtriers, quand ce n'était pas un abominable yéti des neiges capable d'emporter les enfants... Jean souriait, Pauline riait, Thomas ne savait plus où se réfugier, c'était finalement dans les bras de son père qu'il... Pour mieux te tenir, c'était lui le carnassier, ce... Qu'est-ce qui te prend ? Non, rien. Pourquoi tu parles comme ça de notre... Laisse, je te... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 09:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 décembre 2016

« Soyez imprudents les enfants » de Véronique Ovaldé

« Un jour je lui avais demandé : ‘’Pourquoi vous être intéressé à Roberto Diaz Uribe ?’’ Il avait secoué la tête en me fixant comme on fixe ce satané grille-pain qui fait sauter les plombs tous les matins. ‘’Je crois que ce que je déteste le plus au monde ce sont les questions qui commencent par pourquoi. C’est à toi de trouver les raisons aux événements. Je peux te dire comment je me suis intéressé à lui. Mais en aucun cas tu ne peux attendre de moi que je réponde à une question qui commence par pourquoi. Ce serait... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 09:18 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
23 décembre 2016

« Monsieur Origami » de Jean-Marc Ceci

Premier roman  « Maître Kurogiku examine le papier, les lignes, les intersections, les formes géométriques laissées par les plis. Car chaque origami laisse, sur le papier, les lignes des plis dont la composition et la structure sont uniques à chaque modèle Comme les cristaux, uniques, d’un flocon de neige. Ses empreintes digitales. » Pas facile de résumer et de décrire ce roman atypique. Casparo, un jeune horloger italien qui souhaite fabriquer une horloge complexe, décide de rendre visite en Toscane à un... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 00:44 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :
22 décembre 2016

« Vivre près des tilleuls » de L’AJAR

Premier roman « Le chagrin est moins un état qu’une action. Les heures d’insomnie, puis le sommeil en plomb fondu sur les paupières, la prostration dans le noir, la faim qui distrait la douleur, les larmes qu’on ne sent plus couler : le chagrin est un engagement de tout l’être, et je m’y suis jetée. On me dit de me reprendre, de faire des choses pour me changer les idées. Personne ne comprend que j’agis déjà, tout le temps. Le chagrin est tout ce que je suis capable de faire. » Devenu dépositaire des archives de... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
18 décembre 2016

« Au pays de la fille électrique » de Marc Graciano

« Elle partirait le lendemain, […] elle alla une dernière fois sur le banc dans le parc avec le jeune infirmier, […]puis le jeune infirmier se mit à lui parler sans la regarder et lui dit qu’il ne bénirait jamais assez le jour où elle avait été hospitalisée parce que c’était ainsi qu’il avait pu la rencontrer, et il lui dit qu’elle était un être rare et beau et qu’il était heureux qu’elle existe, et il lui dit qu’il ne savait pas ce qui s’était vraiment passé pour elle mais que c’était sans doute quelque chose d’effroyable,... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 19:28 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
24 novembre 2016

« Garde-corps » de Virginie Martin

Premier roman « Les questions fusent, je suis bonne dans l’adversité. J’excelle et je le sais. Je ne le montre pas trop, histoire de ne pas agacer. Mais j’excelle. Je le sais. Mon grand oral de ministre du Travail passé, je rejoins le monde plat des mortels. Je vais m’asseoir sagement sur un des fauteuils rouges dans les premiers rangs de l’Assemblée. Je quitte la lumière. Plus tard, je rejoins Patrick. Ce chauffeur-violeur-de-petite-fille. Je sais que j’ai réussi mes combats en partie grâce à des monstres comme lui. C’est... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 15:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

02 novembre 2016

« Danse d’atomes d’or » d’Olivier Liron

« Il fait bon. Je suis sur la jetée et je regarde la mer. Il y a des amants à quelques mètres de moi. Une femme et un homme. Ils ferment les yeux. Ils s’embrassent. C’est la première fois qu’ils s’embrassent, ou la dernière fois qu’ils s’embrassent, ou peut-être que c’est le premier baiser du monde. J’ai le goût dans ma bouche des baisers de sel d’O. Ils savent que rien n’aura changé quand ils rouvriront les yeux, que rien ne changera. Que les hommes ne peuvent changer le monde qu’avec les armes du désir, de la musique et de la... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 13:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 octobre 2016

« Pas trop saignant » de Guillaume Siaudeau

Coup de cœur – Rentrée littéraire 2016 « Chez Jacques, il a tracé son chemin en rouge sur une vieille carte routière. Ils ont étudié et défini le meilleur trajet. C’est Sam qui fait le copilote, la carte sur les genoux. Il est fier de la mission qui lui a été confiée. Ça rend Joe encore un peu plus heureux. Quand Joe le voit s’extasier, plus rien n’a d’importance. Il se dit que si le monde devait s’écrouler d’une minute à l’autre, c’est précisément là qu’il aimerait s’arrêter pour attendre la fin. Au bord d’un sourire... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 13:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
27 octobre 2016

« Deux remords de Claude Monet » de Michel Bernard

« Il fit entrer plus largement dans la pièce le début du jour en ouvrant à demi les volets, puis il alla chercher une toile, un pinceau, sa palette et quelques tubes de couleur. Il installa une chaise au bout du gisant, s’assit, appuya le haut de la toile posée sur ses genoux contre les barreaux du pied du lit, et commença de représenter les traits de la morte tels qu’il les voyait. Avec du bleu et du blanc, il fit monter à la surface du monde, une dernière fois, le visage de Camille. Les joues avaient fondu, le nez était déjà... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 octobre 2016

« The Girls » d’Emma Cline

Premier roman « C’est seulement après le procès que certaines choses se précisèrent, cette nuit-là formait maintenant un arc familier. Tous les détails et les anomalies étaient rendus publics. Parfois, j’essaie de deviner quel rôle j’aurais pu jouer. Quelle responsabilité me reviendrait. Il est plus simple de penser que je n’aurais rien fait, peut-être les aurais-je arrêtés, ma présence étant l’ancre qui aurait maintenu Suzanne dans le monde des humains. C’était un souhait, la parabole convaincante. Mais il existait une autre... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]