06 décembre 2017

Questions à… Gaëlle Nohant, auteure de « Légende d’un dormeur éveillé »

@David Ignaszewski-koboy Parmi les romans de la rentrée littéraire 2017, il y en a un qui se détache par son travail de documentation, son style, son élégance et sa poésie… et son héros. Un héros moderne, tel qu’on le rêve dans les romans. Et pourtant, ce héros n’est pas vraiment de fiction, il était de chair et de sang : c’est le poète Robert Desnos, mort en 1945 dans un camp tchèque de Theresienstadt. Déjà remarquée pour son précédent roman La part des flammes, Gaëlle Nohant redonne vie à Robert Desnos et nous fait voyager... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

04 décembre 2017

Mes inDIXpensables de la rentrée littéraire (+bonus)

Une sélection 100% SANS grands prix littéraires pompeux !  Noël approche à grands pas et vous ne savez toujours pas quoi offrir (ou vous offrir) comme livres ? Oubliez les grands prix littéraires, ces grands classiques cadeaux de Noël qui déçoivent souvent les lecteurs (surtout les occasionnels). Sortez des sentiers battus et laissez-vous tenter par des choix plus diversifiés et pour certains audacieux. Sur la petite cinquantaine de livres lus pour la rentrée littéraire, je vous ai sélectionné mes dix indispensables. Ce sont... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
03 décembre 2017

« La panne » de Friedrich Dürrenmatt

« Il n'y a pas d'innocence qui tienne, mon jeune ami ! Et dites-vous bien : ce qui importe, ce qui décide de tout, c'est la tactique ! Ce n'est plus de l'imprudence, croyez-moi, c'est de l'impudence que de prétendre à l'innocence devant notre tribunal, si vous voulez bien me permettre d'exprimer la chose en termes mesurés. Il serait beaucoup plus adroit, tout au contraire, de s'avouer coupable et de choisir soi-même le chef d'accusation […] Sans doute, le chemin qui conduit de la culpabilité à l'innocence reconnue est-il un chemin... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 09:34 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
28 novembre 2017

« Bakhita » de Véronique Olmi

« Elle devine les corps endormis dans l’odeur atroce et les bruits intimes, et elle décide qu’elle veut bien s’appeler Bakhita. Elle décide ça, elle l’accepte. Bakhita. Abda. L’esclave. Comme les femmes et la toute petite dans ses bras. Elle dit oui. Et puis elle se rendort. Elle glisse dans un rêve dans lequel sa mère la tient contre elle. Elle cherche les mots pour lui dire qu’elle l’aime, la rassurer, mais elle l’aime tant qu’elle ne trouve pas les mots. Pour cet amour-là, il n’y en a pas ». Il est des personnes qui... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 09:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 novembre 2017

« J’ai tué papa » de Mélanie Richoz

« J’oublie tout ; Le pourquoi de ces je-n’y-arrive-pas, le pourquoi de mes coups de pied soudainement jetés à tout-va, de mes cris, de ma rage rouge. De ma disparition dans un ailleurs où je suis à l’abri, apaisé. Enfin. Loin de cet atelier à la noix qui ne sert à rien, loin de tout. Des gens, des voix, des sons, de la lumière et des odeurs. Et j’ignore comment je me retrouve une heure plus tard, allongé dans mon lit, les chevilles brûlantes, en train de cligner des paupières, encore et encore. Mes yeux, interrupteurs... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
21 novembre 2017

« L’Anglais volant » de Benoît Reiss

« Ils pensent souvent à lui depuis cette soirée et cette nuit, ils entrent dans la chambre du premier étage, ils se montrent l’endroit où ils ont pris le thé, ils se rappellent comme cela a réenchanté la chambre du fils, comment, alors qu’ils ne pensaient plus cela possible, ils ont été heureux, vraiment heureux, leur cœur le leur confirme, à boire le thé, à écouter l’Anglais, heureux comme ils ne l’avaient plus été depuis longtemps, comme s’ils étaient vivants à nouveau, à nouveau émerveillés à ce sentiment vif, qui rend impatient... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 09:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

19 novembre 2017

« La femme brouillon » d’Amandine Dhée

« Lors d’une réunion familiale, un cousin propose d’échanger ma place avec la sienne ? Comme ça, vous pourrez parler de bébés, dit-il en désignant sa compagne qui nourrit leur fille sur une chaise haute. En quelques mots, il dresse d’invisibles frontières, celles qui désignent la place des femmes et ce dont elles sont autorisées à parler. Est-ce que j’ai fait tout ce chemin pour ça ? Discuter poupons entre femmes pendant que les hommes picolent à côté ? Je lui en veux à lui, à elle, je la méprise. Je voudrais... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 11:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 novembre 2017

« L’ardoise magique » de Valérie Tong Cuong

« Le jour où j’ai décidé de vivre est aussi celui où j’ai perdu officiellement toute raison d’exister. Le tout s’est produit un mercredi matin, dans un intervalle d’un centième de seconde, comme une gigantesque claque du destin ». Mina vient tout juste d’avoir dix-huit ans. Elle a un passé difficile et les relations avec son oncle et surtout sa tante sont compliquées. Au lycée, elle est transparente. Au milieu de l’année scolaire, la jeune Alice débarque et s’intéresse à elle. Elles deviennent amies. Aux yeux de Mina,... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 14:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 novembre 2017

« Un certain M. Piekielny » de François-Henri Désérable

« Gary écrit le nom de Piekielny sur la page. Le fait-il naître ? Renaître ? Jaillir du tréfonds de sa mémoire ? Ou bien cela vient-il de plus loin, de l’imaginaire se déployant par miracle pour assujettir le réel ? Je ne sais pas. Il est tout-puissant. Il écrit. Il ne pense qu’à cela. Écrire. Tenir le monde en vingt-six lettres et le faire ployer sous sa loi ». Quand j’ai ouvert ce livre, je ne m’attendais franchement pas à lire un récit drôle, enlevé. C’est donc une véritable bonne surprise que cette lecture d’un auteur que... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:22 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
11 novembre 2017

« Neverland » de Timothée de Fombelle

« Du temps où j’étais un Indien, je me demandais à quel moment, à quels signaux de fumée, je saurais que je devrais passer de l’autre côté et descendre dans la plaine. Je regardais l’eau se jeter en cascade au bout du pays. Un torrent devait naître tout en bas. Quand faudrait-il le rejoindre ? Aujourd’hui, je suis incapable de dater ce grand passage. Il me semble seulement qu’un matin on se réveille adulte dans le regard des autres. On hésite un instant. On ne se sent ni préparé ni volontaire pour le voyage. Mais il y a ce... [Lire la suite]
Posté par Lepetitmouton à 08:17 - - Commentaires [2] - Permalien [#]