11 octobre 2019

« Des hommes justes » d’Ivan Jablonka

Qu’est-ce qu’un mec bien ? Pendant l’affaire Weinstein et MeToo, nous avons surtout entendu certains hommes qui défendaient leur statut de mâle dominant face à une « hystérie » collective. Cependant, de nombreux autres ont réfléchi individuellement à la façon dont ils réagissaient avec les femmes. Le souci c’est que collectivement, c’était silence radio. Dans cet ouvrage, Ivan Jablonka souhaite définir de nouvelles masculinités et défendre un projet de justice de genre. Il dresse d’abord l’histoire du patriarcat... [Lire la suite]
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07 octobre 2019

« Par les routes » de Sylvain Prudhomme

« C’est comme s’il avait toujours besoin que sa trajectoire en frôle d’autres. Comme si son appétit, sa curiosité, sa faim lui rendaient viscéralement impossible de renoncer à la multitude des rencontres possibles ». La vie est de passage, autant bien choisir avec qui en être le passager. Mais choisir, est-ce si simple dans une vie qui s’étire sur la longueur tout en étant incroyablement fugace ? Le temps passe, laisse les hommes être remplacés par d’autres en de cycles immuables. Que reste-t-il de notre... [Lire la suite]
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04 octobre 2019

« La grande escapade » de Jean-Philippe Blondel

« Parfois les adultes ignorent le poids qu’ils peuvent avoir sur la destinée des enfants qui ne sont pas les leurs ». Le roman de la rentrée littéraire qui ne paie pas de mine et qui pourtant accroche. La grande escapade montre que l’on peut faire de la bonne littérature sans en faire des caisses. Le sujet en soi est presque banal : la vie en communauté des enseignants d'un groupe scolaire, celui de Denis Diderot en l'occurence. L’époque où Jean-Philippe Blondel pose son histoire est en revanche très intéressante. Nous... [Lire la suite]
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30 septembre 2019

« Automne » d’Ali Smith

« Ça ne sert à rien d’imaginer un univers, dit Elisabeth, alors que l’univers existe. Il y a le monde, et la vérité au sujet du monde. Ce que tu veux dire, c’est qu’il y a la vérité, et la version inventée qu’on nous donne sur le monde, dit Daniel. Non. Le monde existe. Les histoires, ce sont des inventions, dit Elisabeth. Elles n’en sont pas moins vraies, dit Daniel ». Je pourrais vous dire que c’est l’histoire d’une magnifique amitié entre un vieil homme, Daniel Gluck, et la jeune Elisabeth. Une histoire de... [Lire la suite]
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25 septembre 2019

« Rien n’est noir » de Claire Berest

« Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur ». Frida n’a que dix-neuf quand un accident de bus vient bouleverser sa vie. Une barre de métal traverse son abdomen et sa cavité pelvienne. Sa colonne vertébrale est brisée. Commence alors des mois et des mois de souffrances et d’immobilisation. Emprisonnée dans un lit et un corset en plâtre, Frida tente de trouver du réconfort dans les livres et surtout dans la peinture qu’elle débute à ce moment-là.... [Lire la suite]
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22 septembre 2019

« Une maison de poupée » de Henrik Ibsen

NORA : … Notre foyer n’a jamais été rien d’autre qu’une salle de récréation. Ici, j’ai été ton épouse-poupée, tout comme à la maison j’étais l’enfant-poupée de papa. Et mes enfants, à leur tour, ont été mes poupées. Je trouvais divertissant que tu te mettes à jouer avec moi, tout comme ils trouvent divertissant que je me mette à jouer avec eux. Voilà ce qu’a été notre mariage, Torvald. En lisant cette pièce, j’ai eu du mal à me dire qu’elle avait été écrite en 1879 tellement elle est novatrice pour cette époque. Henrik Ibsen a... [Lire la suite]
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16 septembre 2019

« Les fillettes » de Clarisse Gorokhoff

« L’enfance est irréparable. Voilà pourquoi, à peine advenue, nous la poussons gentiment dans les abîmes de l’oubli. Mais elle nous court après – petit chien fébrile – et nous poursuit jusqu’à la tombe. Comment peut-on en garder si peu de souvenirs quand elle s’acharne à laisser tant de traces ? » Que garde-t-on de l’enfance ? Les sourires, les rires, les glaces qui fondent au soleil ? Ou alors des remarques blessantes comme « Ta mère, elle est bizarre d’abord », une mère aimante mais complètement... [Lire la suite]
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10 septembre 2019

« Onanisme » de Justine Bo

« Cette nuit, je rejoins le bunker. Pas un corps sur la crique. Demain, on brûle Saïd. À mesure que je vais et viens, la mer grandit et rapetisse. Jouir jusqu’à tout vivre. Jusqu’à tout mourir. Tout aimer. Tout haïr. Jouir en naufrage. Sentir la houle du navire conquérant et le désastre de la noyade. Jouir à tout accepter. À tout renoncer. Jouir à ne plus jouir. Jouir à ne plus rien ». Cerbère, ville des Pyrénées-Orientales. Cerbère, ville qui porte si bien son nom. Tout n’est que chaleur et enfer. Cerbère, une ville en... [Lire la suite]
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03 septembre 2019

« Jolis jolis monstres » de Julien Dufresne-Lamy

« Pour les queens, il existe trois types de performance. Celle qui reproduit l’image hétéronormative. Celle qui la rejette. Et celle qui la déplace. Pour ce soir, je choisis la troisième. Je veux être différente. Briser les conventions. Réunir les hommes et les femmes, les belles pédales et les beaux fils à papa. Dans mon numéro, je vais marier les refoulés, les touristes, les locaux, les malades. Faire des nœuds dans les genres. Les bisexuels, les lesbiennes et les trans. Eclater le binaire. Faire de l’identité une grande... [Lire la suite]
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30 août 2019

« Baïkonour » d’Odile d’Oultremont

« La surface de l’océan danse comme une ballerine. Après toutes ces années, Anka est devenue, à force d’observation et de toute son attention, la spécialiste de ses chorégraphies. La mer, comme les artistes, a ses périodes : son talent et sa virtuosité se situent au point de convergence entre la puissance des flots et leur lyrisme ; l’un prenant le pas sur l’autre au fil des jours. Avant, il lui arrivait, c’était assez fréquent, de passer de longs moments assise face au colosse et dans cette position du lotus, les... [Lire la suite]
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