18 janvier 2020

« Les couilles sur la table » de Victoire Tuaillon

Connaissez-vous Les couilles sur la table, ce podcast disponible sur Binge qui traite dans chaque épisode une question liée aux masculinités ? J’ai découvert ce podcast un peu par hasard cet été et j’ai apprécié à la fois la liberté de ton et le sérieux du traitement des sujets. La question du genre est une question politique, nécessaire à poser sur la table ; s’intéresser aux masculinités, c’est remettre en question nos structures de pouvoir, nos sociétés. Loin d’être une vague émission, basée sur des témoignages... [Lire la suite]
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14 janvier 2020

« La fabrique du rouge » d’Ariane Jousse

« Partout brûler, ardens, ardoir. Que tout sorte et que tu m’aimes et que je t’aime et prenne forme. Découpe du corps sur fond de chaleur, de juin de certitude de jouir ». Pas un roman, pas un poème mais une forêt. Telle est la description dès la couverture. L’appellation « forêt » est bien trouvée car le lecteur plonge dans un monde qui lui est à la fois familier mais aussi terriblement mystérieux. La forêt c’est le théâtre du songe, des contes de fées mais aussi des légendes cruelles. C’est la selvaggia... [Lire la suite]
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12 janvier 2020

« L’autre pays » de Sébastien Berlendis

Les voyages littéraires en Italie, plusieurs grands noms s’y sont frottés. Il fallait donc un peu d'audace à Sébastien Berlendis pour décrire son propre voyage solitaire qui le mène de Turin aux Pouilles en terminant par Rome. Autant de chapitres que de villes et autant de paragraphes que de souvenirs, de sensations, de rencontres. L’autre pays est celui de l’aïeul Louis parti des Pouilles pour Corbières, le pays des origines que Sébastien Berlendis traverse, voit, hume, sent, ressent. Il est en quête de « ce sentiment de... [Lire la suite]
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09 janvier 2020

« Un monde sans rivage » de Hélène Gaudy

« Leurs corps sont traversés par le paysage, marqués par tout ce qui y traîne, ils s’y fondent, ils s’y perdent, ils se mettent à lui ressembler ». C’est lors d’une visite d’une exposition au musée Louisiana à Copenhague que le regard d’Hélène Gaudy s’attarde sur un cliché représentant trois explorateurs qui ne sont jamais revenus : Salomon August Andrée, Nils Strindberg et Knut Frænkel. En juillet 1897, ils tentent une expédition vers le pôle nord qui tourne vite au désastre. Leur ballon dirigeable les lâche... [Lire la suite]
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05 janvier 2020

« Ouvre les yeux » de Matteo Righetto

« La forêt touffue, compacte, vous cachera et vous engloutira comme le silence profond engloutit un mauvais souvenir. Tu te diras qu’en fin de compte, c’est cela la métaphore parfaite de toute forêt : une représentation de l’intimité, du recueillement et de la dissimulation de soi. Une projection élégiaque. Le contraire de la haute montagne qui est la métaphore parfaite de l’ouverture à l’autre, de la projection de soi. Une tension vers l’infini ». Ce court roman me fascine et m’émeut par sa capacité à être à la fois... [Lire la suite]
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02 janvier 2020

« Champion » de Maria Pourchet

« Cinquante kilos, pas loin d’un mètre au garrot, des dents, des yeux, tout à fait effrayant quand on n’y connaît rien. Par exemple, personne ne sait que ça ne mange quasiment pas les gens, et c’est très bien comme ça. Je l’ai mis natif de Sibérie pour lui donner un passeport et du caractère, je l’ai baptisé Champion pour lui donner un avenir. J’ai adopté Champion l’année dernière par consentement mutuel, je ne m’en sortais plus tout seul, j’avais besoin de soutien. Je vais beaucoup mieux depuis. Quoi qu’en pense M.... [Lire la suite]
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22 décembre 2019

« L’avancée de la nuit » de Jakuta Alikavazovic

« Paul m’a vue telle que j’étais, précisément telle que j’étais, et il m’a aimée. Et il m’aime encore. Malgré lui peut-être ; l’acquiescement, au fond, importe peu. Or un homme qui est capable de cela, de connaître un autre être tel qu’il est et de l’aimer, même dans la trahison, même dans l’absence et l’abandon, cet homme-là mérite l’amour, mérite l’estime, car son cœur bat contre l’époque, car il est dans l’époque comme un nageur contre le courant qui le porte. Tu ne pourras rien au monde qui finit ni à celui qui vient... [Lire la suite]
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19 décembre 2019

« Croire aux fauves » de Nastassja Martin

« À mesure qu’il s’éloigne et que je rentre en moi-même nous nous ressaisissons de nous-mêmes. Lui sans moi, moi sans lui, arriver à survivre malgré ce qui a été perdu dans le corps de l’autre ; arriver à vivre avec qui y a été déposé ». « Je dis qu’il y a quelque chose d’invisible, qui pousse nos vies vers l’inattendu ». Dans notre monde connecté, soumis à la pression, aux rythmes pendulaires et à la pollution urbaine, nous oublions bien souvent qu’au-delà de notre humanité, nous sommes en tout premier... [Lire la suite]
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15 décembre 2019

« Histoire d’un rêve » de Gary Younge

Qu’est-ce qui permet à un discours de devenir historique, de rester ancré dans les mémoires ? La force de celui-ci, l’aura de celui qui en est l’auteur et l’interprète, le contexte politique, le moment où il a été prononcé, sa portée ? Et si finalement c’est un peu tous ces éléments à la fois. Dans cet ouvrage, Gary Younge interroge la naissance et la portée de I Have a Dream de Martin Luther King, prononcé le 28 août 1963 lors de la Marche sur Washington. La situation politique américaine est favorable à ce discours en 1963... [Lire la suite]
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11 décembre 2019

« Histoires » de Marie-Hélène Lafon

Ma rencontre avec Marie-Hélène Lafon date de 2014 avec la sortie de son roman Joseph. J’ai été confrontée à la fois à un monde paysan rude, où les émotions ne semblent pas avoir leur place et à une langue d’une puissance incroyable, à la chair débordante. Parce que lire Marie-Hélène Lafon, c’est se frotter à une langue qui suinte, qui transpire, qui ressent, qui vibre. À travers les récits de ces hommes et de ces femmes du Cantal, taiseux, à leur « juste place » dans un quotidien âpre, l’autrice nous livre des corps.... [Lire la suite]
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