26 août 2016

« Beaux rivages » de Nina Bouraoui

« De toute façon, ni toi ni moi ne savons de quoi est fait l’amour, de quoi il est constitué, personne ne le sait d’ailleurs, c’est pour cette raison qu’en général il ne dure pas ; l’amour n’existe pas, c’est juste un reflet dans une flaque d’eau, un petit miracle que l’on croit entrapercevoir entre les ombres et qui disparaît dès que l’on s’en approche de trop près ; c’est ça l’amour, c’est tout et rien à la fois, il suffit juste de le savoir pour s’en protéger, pour ne pas avoir trop mal quand on tombe du manège... [Lire la suite]
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25 août 2016

« Rien que des mots » d’Adeline Fleury

Premier roman   « Même si elle peut en lire à satiété sur sa Linum, le plaisir n'est pas le même. Il ne sera jamais plus le même ! Il n'y aura plus jamais cette sensualité au tourner des pages, cette légère odeur d'encre séchée, cette rugosité du papier vieilli qui faisaient que les personnages s'animaient à la lecture, que l'auteur lui parlait, l'enrobait de ses mots. Non, la magie des mots n'opère plus du tout par écran interposé. » Avec Rien que des mots, je suis tombée sur un roman dont le thème m’a plu mais le... [Lire la suite]
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24 août 2016

« La mésange et l’ogresse » de Harold Cobert

« Et puis faut pas croire, il est exigeant mon fauve, très exigeant pour ses proies, comme avec son chien, il ne chasse pas n’importe qui, ça non, ce n’est pas toujours Noël, et quand bien même elles ne sont pas reparties, toutes ces filles, franchement, le viol, ce n’est pas mortel, dans d’autres pays, les fillettes violées, c’est presque normal, pourquoi on en fait tout un foin comme ça ? » Qui ne connaît pas l’affaire Fourniret ? Qui ne connaît pas « l’ogre des Ardennes », l’un des plus tristement... [Lire la suite]
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23 août 2016

« Ma fille » de Jane Shemilt

« C’est une chance. Bonne chance, c’est mon jour de chance, un coup de chance, souhaite-moi bonne chance. Un mot bien banal pour décrire les revirements de fortune, la vie qui s’ouvre ou se ferme devant vous, comme des grandes portes claquant au vent. Naomi ne pensait pas qu’elle aurait besoin de chance un jour. Elle se figurait qu’elle était née sous une bonne étoile. Je le croyais aussi ; je croyais que c’était notre cas à tous. Il y a seulement un an, j’étais persuadée que nous avions tout ce que nous pouvions désirer.... [Lire la suite]
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22 août 2016

« En attendant demain » de Nathacha Appanah

« ‘’Une femme comme ça’’ était la somme des préjugés, clichés et impressions qu'il avait formés dans sa tête à l'issue de la rencontre avec Anita. Étrangère : pas débrouillarde et fait des fautes de français.  Jeune maman : pas disponible et déprimée.  Mariée à un architecte dont le bureau était à trois rues du journal : femme au foyer cherchant une occupation pour ne pas déprimer encore plus.  Ayant vécu à Paris : arrogante.  Née dans une île : flemmarde. »  Quatre ans, cinq mois et treize... [Lire la suite]
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21 août 2016

« La jeune fille et la guerre » de Sara Novic

Premier roman « Je me suis accoudée au comptoir pour attirer l’attention de l’employé. M. Petrovic me connaissait et il savait ce que je voulais, mais aujourd’hui, son sourire ressemblait davantage à une grimace. ‘’ Tu veux des cigarettes serbes ou croates ? ‘’ La façon dont il avait prononcé les mots serbes et croates n’était pas naturelle. Aux informations, j’avais entendu parler des deux nationalités de cette manière à cause des combats dans les villages, mais je n’y avais encore jamais été confrontée personnellement.... [Lire la suite]
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19 août 2016

« Les contes défaits » d’Oscar Lalo

Premier roman Coup de coeur - rentrée littéraire 2016   « Parfois, il fermait les rideaux. Nous n’avions pas sommeil. Puis il nous demandait de fermer les yeux sous peine d’être changés de compartiment. Que pouvait-il donc se passer dans les autres compartiments pour que le fait d’y être déplacé devînt une punition ? Ne le sachant pas, nous fermions les yeux. Les moniteurs aussi. Ils n’ont jamais rien dit. S’ils avaient pu fermer leurs oreilles, ils l’auraient fait. Car quand l’homme pénétrait, le moniteur ne... [Lire la suite]
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18 août 2016

« Les mains lâchées » d’Anaïs Llobet

Premier roman Coup de coeur - rentrée littéraire 2016 « Il faudrait des tribunaux internationaux pour juger ceux qui n’ont pas su nous protéger de ce raz-de-marée pourtant si prévisible. Je voudrais les mettre sur le banc des accusés, leur demander pourquoi ils n’ont pas su traduire deux mots sui auraient pu sauver tant de vies. Leur crier que c’est leur faute si Jan a disparu, leur faute si Rodjun… et soudain je me souviens de cette petite main que j’ai lâchée. De ce cri d’enfant qui se fait avaler tout seul au milieu d’un... [Lire la suite]
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17 août 2016

« Le dernier des nôtres » d’Adelaïde de Clermont-Tonnerre

Coup de coeur - rentrée littéraire 2016 « Lorsque nous nous levâmes pour nous rendre au salon, il se passa une chose étrange. Alors que les autres étaient déjà à côté et que je m’effaçais derrière Judith Lynch pour lui laisser la préséance comme me l’avait recommandé Marcus, elle s’arrêta net, ferma brusquement la porte séparant les deux pièces et tourna le verrou pour s’isoler avec moi. J’entendis Nathan Lynch appeler sa femme à plusieurs reprises. Elle ferma rapidement l’autre porte qui menait à la cuisine et se dirigea vers... [Lire la suite]
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15 août 2016

« Etre ici est une splendeur » de Marie Darrieussecq

« ‘Le simple et honnête nom de Becker’ est un nom banal en Allemagne. Paula Becker est le nom d’une fille dont le père s’appelait Becker et qu’on a prénommée Paula. Les femmes n’ont pas de nom. Elles ont un prénom. Leur nom est un prêt transitoire, un signe instable, leur éphémère. Elles trouvaient d’autres repères. Leur affirmation au monde, leur ‘être là’, leur création, leur signature, en sont déterminés. Elles s’inventent dans un monde d’hommes, par effraction. » Qui connaissait Paula Modersohn-Becker en France avant... [Lire la suite]
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