12 février 2020

« Au rythme de notre colère » de Guy Gunaratne

« C’est la violence qui a fait cette ville. Ceux qui y vivent depuis toujours grandissent avec elle comme avec un grand frère. En cette ultime journée où la langue des flammes a détruit les dômes et les peintures de notre mosquée, on sait que personne nous sauverait. La fureur était comme une fièvre palpable dans l’air. Un amas pourri de corps battant ensemble au rythme de la douleur et des discours ». Trois potes des Ends, la cité du nord de Londres, se retrouvent au Square pour jouer au foot. Au lendemain d’un meurtre.... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 07:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 février 2020

« Les portes de Thèbes. Eclats de l’année deux mille quinze » de Mathieu Riboulet

« Il a donc fallu que j’accepte l’ouverture de mon corps. Ce n’est pas le moindre des paradoxes du temps : tout se ferme (les hommes, les regards, les frontières, les esprits), et plus tout se ferme plus il me faut ouvrir, c’est la réponse, je ne sais rien faire d’autre. Écrire c’est ouvrir, bien sûr, je sais cela, mais il suffit d’écrire fermé pour que l’élan se perde. Et des livres fermés, il s’en publie à la pelle. Il faut donc s’attacher à écrire des livres ouverts pour raconter des histoires ouvertes, aérer les... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 février 2020

« La femme révélée » de Gaëlle Nohant

« … je crois que si Tim redoutait les monstres, c’était parce qu’il pressentait que les plus redoutables vivaient parmi nous. Les monstres n’étaient pas là où la presse orientait notre regard. Ils n’habitaient pas ces faces blêmes et vaincues qui levaient leurs mains menottées pour se protéger de l’éclat des flashes. Ils se carraient dans leur fauteuil, acceptaient un bourbon, complimentaient la cuisinière sur son pain de maïs, fumaient le cigare sous la véranda avant de s’en aller dormir d’un sommeil sans rêves ». Gaëlle... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 07:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
29 janvier 2020

« Un vertige » d’Hélène Gestern

Deux courts textes qui racontent la séparation amoureuse. Comment naît la passion ? Comment finit-elle par s’effacer ? Que faire des sentiments qui traversent l’esprit, des sensations qui submergent le corps quand l’amour n’est plus ? Comment parvenir à oublier l’être aimé ? Autant de questions qu’Hélène Gestern pose, parfois sans avoir la réponse. Elle décortique, dissèque ses propres amours et séparations pour tendre vers l’universel. « [Je] n’imaginais plus pouvoir continuer à raconter une fiction... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 07:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 janvier 2020

« Le chant des marées » de Watson Charles

Le chant des marées. Le chant de la mer qui tangue, de l’océan qui relie le poète à deux terres : celle qu’il a quittée et celle qu’il a rejointe. Le chant d’une mer où le poète remue, oscille, se cogne entre les souvenirs et l’instant présent, tel le ressac. Une douce mélopée comme celle que l’on peut entendre dans les conques. L’écho d’une voix. Dans ce très beau recueil de poèmes, Watson Charles file la métaphore de l’eau, de l’océan pour raconter l’exil. La difficulté de vivre avec les fantômes, les Loas, les ombres du... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 janvier 2020

« Lake Success » de Gary Shteyngart

« Quand c’est dur avec ma famille, j’aime regarder Trump, parce qu’il me distrait. Quoi qu’il m’arrive à titre personnel, il y a une catastrophe en train de se produire à plus grande échelle ». Barry Cohen est l’homme aux 2,4 milliards d’actifs sous gestion. Un riche New-Yorkais qui aime boire du whisky japonais hors de prix mais aussi collectionner les belles montres. Pourtant, une nuit de 2016, il se retrouve à Port Authority en sang et ivre pour prendre un Greyhound. Il fuit sa femme Seema et son fils autiste de trois... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 07:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 janvier 2020

« Lundi mon amour » de Guillaume Siaudeau

« Je vais vous donner un bon conseil. Pour que les prochains jours de pluie ne soient pas trop pénibles pour vous. Prenez le temps de regarder les gouttes tomber et imaginez tous les kilomètres qu’elles ont parcourus. Vous verrez, le temps de penser à tout ça et il sera déjà l’heure de manger. Pour moi ça marche du tonnerre. Aujourd’hui il ne pleut pas, mais promettez-moi d’essayer demain ». Arrête d’être dans la lune ! Qui n’a jamais eu cette remarque enfant (ou plus grand) ? Oui mais est-ce si mal d’être dans... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 07:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 janvier 2020

« Les couilles sur la table » de Victoire Tuaillon

Connaissez-vous Les couilles sur la table, ce podcast disponible sur Binge qui traite dans chaque épisode une question liée aux masculinités ? J’ai découvert ce podcast un peu par hasard cet été et j’ai apprécié à la fois la liberté de ton et le sérieux du traitement des sujets. La question du genre est une question politique, nécessaire à poser sur la table ; s’intéresser aux masculinités, c’est remettre en question nos structures de pouvoir, nos sociétés. Loin d’être une vague émission, basée sur des témoignages... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 09:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 janvier 2020

« La fabrique du rouge » d’Ariane Jousse

« Partout brûler, ardens, ardoir. Que tout sorte et que tu m’aimes et que je t’aime et prenne forme. Découpe du corps sur fond de chaleur, de juin de certitude de jouir ». Pas un roman, pas un poème mais une forêt. Telle est la description dès la couverture. L’appellation « forêt » est bien trouvée car le lecteur plonge dans un monde qui lui est à la fois familier mais aussi terriblement mystérieux. La forêt c’est le théâtre du songe, des contes de fées mais aussi des légendes cruelles. C’est la selvaggia... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 07:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
12 janvier 2020

« L’autre pays » de Sébastien Berlendis

Les voyages littéraires en Italie, plusieurs grands noms s’y sont frottés. Il fallait donc un peu d'audace à Sébastien Berlendis pour décrire son propre voyage solitaire qui le mène de Turin aux Pouilles en terminant par Rome. Autant de chapitres que de villes et autant de paragraphes que de souvenirs, de sensations, de rencontres. L’autre pays est celui de l’aïeul Louis parti des Pouilles pour Corbières, le pays des origines que Sébastien Berlendis traverse, voit, hume, sent, ressent. Il est en quête de « ce sentiment de... [Lire la suite]
Posté par lepetitmouton à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]