29 janvier 2020

« Un vertige » d’Hélène Gestern

Deux courts textes qui racontent la séparation amoureuse. Comment naît la passion ? Comment finit-elle par s’effacer ? Que faire des sentiments qui traversent l’esprit, des sensations qui submergent le corps quand l’amour n’est plus ? Comment parvenir à oublier l’être aimé ? Autant de questions qu’Hélène Gestern pose, parfois sans avoir la réponse. Elle décortique, dissèque ses propres amours et séparations pour tendre vers l’universel. « [Je] n’imaginais plus pouvoir continuer à raconter une fiction... [Lire la suite]
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12 janvier 2020

« L’autre pays » de Sébastien Berlendis

Les voyages littéraires en Italie, plusieurs grands noms s’y sont frottés. Il fallait donc un peu d'audace à Sébastien Berlendis pour décrire son propre voyage solitaire qui le mène de Turin aux Pouilles en terminant par Rome. Autant de chapitres que de villes et autant de paragraphes que de souvenirs, de sensations, de rencontres. L’autre pays est celui de l’aïeul Louis parti des Pouilles pour Corbières, le pays des origines que Sébastien Berlendis traverse, voit, hume, sent, ressent. Il est en quête de « ce sentiment de... [Lire la suite]
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02 janvier 2020

« Champion » de Maria Pourchet

« Cinquante kilos, pas loin d’un mètre au garrot, des dents, des yeux, tout à fait effrayant quand on n’y connaît rien. Par exemple, personne ne sait que ça ne mange quasiment pas les gens, et c’est très bien comme ça. Je l’ai mis natif de Sibérie pour lui donner un passeport et du caractère, je l’ai baptisé Champion pour lui donner un avenir. J’ai adopté Champion l’année dernière par consentement mutuel, je ne m’en sortais plus tout seul, j’avais besoin de soutien. Je vais beaucoup mieux depuis. Quoi qu’en pense M.... [Lire la suite]
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22 décembre 2019

« L’avancée de la nuit » de Jakuta Alikavazovic

« Paul m’a vue telle que j’étais, précisément telle que j’étais, et il m’a aimée. Et il m’aime encore. Malgré lui peut-être ; l’acquiescement, au fond, importe peu. Or un homme qui est capable de cela, de connaître un autre être tel qu’il est et de l’aimer, même dans la trahison, même dans l’absence et l’abandon, cet homme-là mérite l’amour, mérite l’estime, car son cœur bat contre l’époque, car il est dans l’époque comme un nageur contre le courant qui le porte. Tu ne pourras rien au monde qui finit ni à celui qui vient... [Lire la suite]
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11 décembre 2019

« Histoires » de Marie-Hélène Lafon

Ma rencontre avec Marie-Hélène Lafon date de 2014 avec la sortie de son roman Joseph. J’ai été confrontée à la fois à un monde paysan rude, où les émotions ne semblent pas avoir leur place et à une langue d’une puissance incroyable, à la chair débordante. Parce que lire Marie-Hélène Lafon, c’est se frotter à une langue qui suinte, qui transpire, qui ressent, qui vibre. À travers les récits de ces hommes et de ces femmes du Cantal, taiseux, à leur « juste place » dans un quotidien âpre, l’autrice nous livre des corps.... [Lire la suite]
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01 décembre 2019

« Le cri du sablier » de Chloé Delaume

« Maman se meurt première personne. Elle disait malaxer malaxer la farine avec trois œufs dedans et un yaourt nature. Papa l’a tuée deuxième personne. Infinitif et radical. Chloé se tait troisième personne. Elle ne parlera plus qu’au futur antérieur. Car quand s’exécuta enfin le parricide il fut trop imparfait pour ne pas la marquer ». Dès les premières lignes, c’est le Verbe qui surprend, nous colle au récit, nous malmène. Le doute puis la magie opère ; Chloé Delaume parvient à nous emporter. La petite fille en... [Lire la suite]
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24 novembre 2019

« Le bleu du lac » de Jean Mattern

« ... si seulement je croyais à l’existence du péché et à la possibilité d’effacer mes fautes par un tour de passe-passe avec le bon Dieu, si seulement j’espérais encore obtenir les jours de l’absolution et les vertus du pardon, mais je connais le poids de mes actes, je le connais au gramme près, et à ce jour je n’ai trouvé aucun moyen de m’en délester, peut-être parce que l’addition de nos fautes fait aussi le prix d’une vie... » Viviane se rend à l’enterrement de James. Elle va, pendant la cérémonie, interpréter au... [Lire la suite]
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14 novembre 2019

« Un homme qui dort » de Georges Perec

« Tu t’es arrêté de parler et seul le silence t’a répondu. Mais ces mots, ces milliers, ces millions de mots qui se sont arrêtés dans ta gorge, les mots sans suite, les cris de joie, les mots d’amour, les rires idiots, quand donc les retrouveras-tu ? » Un matin, un jeune étudiant décide de ne pas se lever pour passer un examen. Commence alors une vie faite d’abandon, de solitude, de lassitude, de torpeur. Une existence où le goût de la vie semble avoir disparu d’un coup. Une vie détachée de tout sentiment, de toute... [Lire la suite]
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22 juillet 2019

« À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie » d’Hervé Guibert

« Dans la cour de l’hôpital éclairée par ce soleil de juin qui devenait la pire injure au malheur, je compris, pour la première fois car quand Stéphane l’avait dit je n’avais pas voulu le croire, que Muzil allait mourir, incessamment sous peu, et cette certitude me défigura dans le regard des passants qui me croisaient, ma face en bouillie s’écoulait dans mes pleurs et volait en morceaux dans mes cris, j’étais fou de douleur, j’étais Le cri de Munch ». Hervé Guibert expose le mal qui le ronge avec force, violence,... [Lire la suite]
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07 juillet 2019

« Minuit en mon silence » de Pierre Cendors et « Par-delà nos corps » de Bérangère Cournut

« La poésie fait un poème de tout, madame, de la vie, du hasard, même de la mort d’un soldat. Un poème écrit avec son sang. Je ne souhaite à personne d’être poète. Votre vie ne vous appartient pas plus que votre mort. On vous croit le plus libre des hommes, mais c’est une liberté dont on ne s’évade pas » (Pierre Cendors). « Puis, avec le temps, je me suis aperçue que les femmes ont un autre moyen de créer, beaucoup plus puissant. Ce n’est pas seulement parce qu’elles sont dominées par les hommes qu’elles pratiquent... [Lire la suite]
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