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Des mots sur des maux.

Des vers sur l’horreur.

Des poèmes sur des silences.

 

Perrine Le Querrec a rencontré dans un centre social des femmes qui ont confié leurs mots sur les violences conjugales.

De ces mots, l’autrice en a fait une forme, une œuvre, un porte-voix.

Des poèmes incarnés à la première personne du singulier.

Des poèmes qui restituent la violence quotidienne pour faire vivre l’intimité de ces femmes aux lecteurs.

Pour briser le silence.

Pour briser l’indifférence.

Parler des coups, des insultes.

Parler des excuses des hommes. Parler du sentiment de culpabilité des femmes.

Parler de la peur. Parler du manque d'aide, d'écoute.

Parler de l'envie de partir, de s'enfuir : hésiter, se résigner ou finir par le faire, la trouille au ventre.

Parler de l'après.

Ça remue, ça secoue, ça bouleverse, ça enrage et c’est nécessaire.

Parce qu’elles n’ont pas souvent voix au chapitre.

Parce qu’elles ont l’habitude de se taire.

Les violences disparaissent mais les douleurs restent. Les paroles s'envolent mais les écrits restent. 

« Mot après mot, elles se sont redressées », raconte l'autrice. Parler et voir sa parole écrite, une façon d’ouvrir un nouveau chapitre.

Un recueil qui se lit doucement et qui se referme délicatement comme pour contrer toutes ces violences.

 

Perrine Le Querrec – Rouge Pute – éditions La Contre-allée – 90p