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Une jeune fille, Mary Ventura, est sur le quai d’une gare pour prendre un train. Ses parents la pressent de monter dedans malgré ses réticences : « Maman, je ne peux pas partir aujourd’hui. Je ne peux vraiment pas. Je ne suis pas prête à faire le voyage ». Dans le train, elle se lie avec une autre voyageuse qui lui explique que le train ne s’arrêtera pas avant le terminus, à savoir le Neuvième Royaume, lieu où tout le monde semble se résigner à aller. Mais c’est sans compter le talent de Sylvia Plath qui offre une chute intéressante.

Cette nouvelle de moins de cinquante pages a été écrite en 1952 quand Sylvia Plath était étudiante. Après un refus de publication, elle le remania. Les éditions de la Table Ronde, dans cette nouvelle collection « La Nonpareille » destinée à publier des nouvelles en petit format, livre la première version, plus sombre que la suivante.

Cette nouvelle, que Sylvia Plath qualifiait de « vague conte symbolique », livre plusieurs clés de lecture possibles : la nécessité d’être indépendant, de quitter le monde de l’enfance mais aussi une symbolique sur la mort – d’autant que la nouvelle a été écrite quelques mois avant la première tentative de suicide de l’auteure – ou encore l’idée de ne pas suivre la route tracée que nous inflige la société… À chacun d’y voir ce qu’il veut.

Sylvia Plath – Mary Ventura et le neuvième royaume – La Table Ronde – la nonpareille – 45p