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« La vie n'est pas décevante tu sais, c'est l'écart entre ce que nous projetons et la réalité qui est intolérable ».

Alice a 5 ans et vit avec sa nourrice Jeanne à la campagne. Elle mène une vie plutôt insouciante, faite de petits conflits d’enfants. Cependant, ne pas connaître sa maman la travaille. Et pourquoi Jeanne est troublée quand les Allemands la questionnent un peu trop ?

À toutes ces questions, elle n’obtient jamais de réponses car elle est considérée comme trop petite pour comprendre. Elle s'agace profondément. Ne pas avoir de réponses sera monnaie courante par la suite quand sa mère Diane finit par la récupérer. Logées à Paris avec Monsieur Marcel, un confectionneur, elle s’aperçoit que sa maman possède un drôle de tatouage sur le bras… Qu’est-ce que sa maman a pu bien faire pendant la guerre ?

Déjà déboussolée et tourbillonnant dans un monde qu’elle ne parvient pas à comprendre, Alice se retrouve une fois de plus à devoir partir pour… l’Amérique. Elle y fait la connaissance de son père et de sa belle-mère, des personnes froides et distantes. Heureusement, elle finit par se rapprocher de son oncle, un être aveugle et plutôt bougon. Et si elle finissait enfin par obtenir la clé à toutes ses questions ?

Dans ce premier roman, Sarah Barukh fait la part belle à une histoire de fiction qui nous emporte sans nul doute. Nous nous attachons à cette petite Alice qui est la narratrice du roman. Laisser parler une enfant dans un roman peut être un peu casse-gueule mais Sarah Barukh a su rendre les propos et pensées de la fillette touchants. Le rythme est assez soutenu même si j’ai accusé un coup de mou lors de l’installation de la petite chez son père. Les pages étaient un peu longues. D’autres passages avec l’oncle sont à la limite de la crédibilité mais on s’en fiche car on attend surtout de savoir si Alice va réussir à comprendre son lourd passé.

Un roman divertissant que j’ai eu grand plaisir à lire.

Sarah Barukh – Elle voulait juste marcher tout droit – Le livre de poche – 410p