Leiloona organise chaque semaine des ateliers d'écriture. Tous les mardi/mercredi, elle met en ligne sur son blog une photo qui doit permettre d'éveiller l'imagination et mettre ainsi en place un processus d'écriture. Les participants doivent ensuite fournir un texte le dimanche soir qui suit. Le lundi matin, Leiloona les publie ou met les liens des différentes participations. 

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©Kot

Après avoir longuement réfléchi et appréhendé, il n’a plus le choix : Écrire est devenu une nécessité. Il ne peut retenir plus longtemps son histoire et ses personnages. Il doit leur donner naissance, les accompagner. Cruel est le destin de l’écrivain soumis à ses idées, à son imagination. Écrire est un plaisir mais aussi une douleur. Un lent, long processus de travail l’anime. Petit à petit, il tisse son fil, déroule son histoire, sa trame. Il doute pendant ces moments-là : Le fil va-t-il tenir le coup ? Restera-t-il parfaitement régulier ou devra-t-il, comme Pénélope, défaire son ouvrage pour le recommencer ? Il n’a plus de visage, son esprit a pris toute la place. Ses personnages dansent autour de lui. Comme Lachésis, il a sur ses genoux des sorts et des modèles de vie.

Avec courage, détermination, il finira par accoucher. Il donnera la liberté à ses personnages, les offrira aux lecteurs. Il est nécessaire d’être implacable, de savoir couper le fil, le cordon. Une nouvelle vie commencera pour eux. Il les regardera, ému, prendre leur envol et puis il finira par les caser dans un coin de sa mémoire pour ne pas les oublier mais aussi pour laisser la place à de nouveaux êtres de papier. Le cycle de l’écriture comme le cycle de la vie ne prend jamais fin. La vie réelle ou fictive est un éternel recommencement.

©Virginie Vertigo