17 octobre 2017

« Sucre noir » de Miguel Bonnefoy

Coup de cœur – rentrée littéraire 2017 « Ne sachant comment réagir, il parla de son destin, de sa passion, rappelant qu’il était un chercheur d’or et que, comme tout chercheur d’or, il ne serait un homme que lorsqu’il aurait sorti un trésor du fond de la terre. Serena le fixa longtemps, sans ciller, et lui répondit avec une sagesse orgueilleuse qui n’était pas de son âge : - Imbécile. Tu seras un homme quand tu sortiras un trésor du fond de mes yeux ». Il est des romans qui se dégustent comme un bon rhum. Ce... [Lire la suite]
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16 octobre 2017

L'ineffaçable (nouvelle sur le thème du tatouage - e-crire aufeminin 2017)

    Cette année, j'ai "participé" au concours e-crire aufeminin 2017. Si je mets des guillemets au mot participer c'est parce que je n'ai pas voulu jouer le jeu de la chasse aux clics et j'aime. Je n'ai donc pas fait de publicité. Je n'avais aucune ambition de réussir à me hisser parmi les sélectionnées et de toute façon je suis lucide sur mon texte : il n'a rien d'extraordinaire, du moins de spécial et, bien au contraire, il a une issue facile, à tel point que j'ai pu lire beaucoup de nouvelles avec la même idée (mais... [Lire la suite]
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09 octobre 2017

« Luwak » de Pierre Derbré

« Igor Kahn s’interrogea sur sa propre vie et se demanda s’il lui avait déjà été donné de connaître son propre hapax existentiel. Quel événement vécu était en mesure d’être qualifié de la sorte ? Le fait de n’avoir jamais connu ses parents naturels ? La rencontre avec son ami René ? Cette fabuleuse somme d’argent survenue après son licenciement ? Son arrivée sur l’estuaire ? Les questions qu’il se posait restaient sans réponses. Et devant cette impossibilité à dire oui ou non les quelques faits... [Lire la suite]
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06 octobre 2017

« Par le vent pleuré » de Ron Rash

« Un autre souvenir me revient, pas de la toute dernière fois où j’ai vu Ligeia, mais d’une semaine avant sa disparition, un truc banal et pourtant bien net. Les mystères de la mémoire. Il y a certainement une explication scientifique au fait que le cerveau décide : Ne lâche pas ce truc-là. J’ai lu des romans et je suis incapable de dire le nom d’un seul des personnages, et pourtant je me rappelle un vélo rouge entraperçu un jour dans la vitrine d’une quincaillerie, un grain de beauté sur le menton d’une inconnue, une... [Lire la suite]
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04 octobre 2017

« Les hautes lumières » de Xavier de Moulins

Coup de cœur – rentrée littéraire 2017 « Quatre FIV, quatre échecs, Nina éprouve de la honte devant le soutien infaillible de son mari aimant. Devant la patience, le flegme et les silences qu’il oppose, imperturbable, à ses torrents de larmes et à ses cris. Cette patience inhumaine des types bien. Tahar est un garçon si fiable. - Pourquoi tu t’acharnes, hein ? Pourquoi t’es encore là ? Tu l’as vu, mon corps ? Comment peux-tu supporter ça ? Qu’est-ce qu’il attend, le taxi, pour aller chercher de l’essence... [Lire la suite]
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01 octobre 2017

« Je suis Jeanne Hébuterne » d’Olivia Elkaim

« Je veux vivre. Je veux peindre. Je veux être moi ». Si tout le monde connaît Amedeo Modigliani, qui connaît véritablement Jeanne Hébuterne sa dernière compagne ? Elle a pourtant été le modèle du maître et a été elle-même artiste. Quelques photos d’elle subsistent et quelques œuvres (introuvables car détenues par la famille) mais l’histoire de Jeanne Hébuterne s’est effacée derrière le célèbre italien. Olivia Elkaim, avec beaucoup de finesse et de talent, a su redonner une place à la femme, à l’artiste et à l’amoureuse... [Lire la suite]
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26 septembre 2017

« Le livre que je ne voulais pas écrire » d’Erwan Larher

Grosse claque ! – rentrée littéraire 2017 « Comment le monde pourrait-il continuer à être si je ne suis plus ? Il ne peut pas me survivre, n’est-ce pas ? Si je meurs, le réel meurt, vous mourez tous […] Là, en devenir-parquet, devenir-barrière, je ne sais pas si j’ai peur, je ne prie pas, mais je ne veux pas mourir, c’est certain. Je veux ne pas mourir ». Erwan Larher, je ne le connaissais pas avant une rencontre en décembre 2016 organisée par les 68 premières fois. Je n’avais jamais lu un de ses livres et... [Lire la suite]
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25 septembre 2017

« Mon père, ma mère et Sheila » d’Éric Romand

Premier roman « Je ne connaissais pas vraiment la signification de tantouse, pas plus que celle de tata mais j’avais entendu qu’il s’agissait d’hommes qui faisaient entre eux des saloperies en douce ». « Les enfants aimaient beaucoup mon père. Dans la piscine du camping, il les prenait sur ses épaules, d’où les gosses surexcités plongeaient plusieurs fois de suite sans relâche. Allongé sur ma serviette, je les regardais en pensant que si mon père n’avait jamais joué avec moi, c’est que j’avais déjà des saloperies en... [Lire la suite]
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22 septembre 2017

« Les terres dévastées » d’Emiliano Monge

« Les vingt hommes qui ont émergé de l’obscurité lèvent les canons de leurs armes, ceux qui poussent les petits chariots recommencent à marcher et ceux qui viennent d’autres terres font résonner encore plus fort le grincement de leurs mille dents apeurées. Quand tous ont rejoint leur position, Estela communique un nouvel ordre à ses gars en sifflant pour la première fois. La première rafale de coups de feu éclate alors et ceux qui ont passé des jours à marcher tombent à terre, vomissant des paroles que leurs bouches expulsent... [Lire la suite]
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20 septembre 2017

« Frappe-toi le cœur » d’Amélie Nothomb

« L’enfer est pavé de bonnes intentions ; semblablement les intentions les plus mesquines peuvent être à l’origine de joies sincères ». « Pour instaurer son règne, la jalousie n’a aucun besoin d’un motif ». « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie » disait Alfred de Musset. Alors loin de moi l’idée de crier au génie en terminant ce nouveau Nothomb – j’ai lu d’ailleurs beaucoup de critiques bien trop enthousiastes – mais nous avons tout de même affaire à un cru très honorable. Là encore, contrairement... [Lire la suite]
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