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« Gil ressentait au fond de l'oreille la légère douleur et l'impression de surdité passagère que l'on éprouve dans les zones de décompression. Jusqu'à ce que le cri d'un merle, suraigu et modulé pendant plusieurs secondes, déchirât une sorte de voile qui, jusqu'alors, atténuait tout. Les choses retrouvèrent soudain leur netteté et les sons toute l'étendue de leur spectre.  »

L'été de ses dix-huit ans, alors qu'il s'apprête à entrer au Conservatoire, Gil, jeune pianiste, écoute une chanson diffusée par l'autoradio et se met à chanter. C'est la révélation et après quelques semaines de cours, il quitte sa formation de pianiste pour se lancer dans l'opéra.

À partir de ce moment, on suit son chemin à travers les années pour accéder aux rôles les plus prestigieux.

Pour moi, ce roman est une véritable déception. L'écriture est plate, je n'ai ressenti aucune émotion aussi bien pour les personnages que pour la passion du chant de Gil. J'ai eu l'impression que l'auteure a enchaîné les différents épisodes de la vie de ce ténor avec froideur ou du moins avec une forme de détachement. J'ai eu la désagréable sensation d'enfiler des perles à la lecture.

Je vous laisse vous faire votre propre opinion.

 

Célia Houdart – Gil – Folio – 210p.