2016-03-28 18

« Ils voulaient savoir pourquoi je me cachais, comme ça, tout le temps, et pourquoi je me taisais. Ils cherchaient des choses très compliquées alors que tout était si simple. Je me cachais parce qu'ils faisaient trop de bruit. Et je me taisais parce que je ne savais pas quoi dire et que dans ce cas, je préfère ne pas dire n'importe quoi. Et aussi parce que quelquefois, quand on dit certaines choses, ça peut être très grave et ça peut faire de très grandes douleurs.  »

Max est un garçon pas comme les autres : il ne dit rien, se cache sans cesse, semble ailleurs. En fait, il voit la vie différemment des autres : il voit des couleurs là où personne n'en voit et il est d'une grande sensibilité : c'est une éponge à émotions. Il ne communique véritablement qu'avec sa petit sœur Emma, de manière très spéciale, comme de la télépathie, ce qu'il nomme le « fil de frère ».

Il comprend très jeune que sa famille cache des secrets mais lesquels ? Il lui faudra attendre d'être adulte et un passage en psychiatrie pour que la boîte de Pandore s'ouvre enfin entièrement et libère toute la famille.

Le récit alterne entre l'enfance et l'adolescence de Max et son présent en institut de psychiatrie.

J'ai été très agréablement surprise par ce roman que j'ai découvert par hasard, en fouillant sur Netgalley. C'est beau, sensible, poétique. Max est loin d'être le fou que certains s'imaginent mais il dévie de la norme sociale... Ce récit montre aussi le poids des secrets de famille sur la vie des descendants. Rien n'est pire que le secret : insidieusement il fait son nid, se répand, fait des ravages sur l'existence des intéressés et de l'entourage.

Un second roman de Valérie Péronnet que je vous conseille.

 

Valérie Péronnet – Un petit glaçon dans la tête – Calmann-Lévy – 240p.