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« Nous devons reconnaître et cultiver notre ignorance. L'humanisme pacifique coûte ce prix-là. Tous, nous ne sommes frères qu'en ignorance, pas en croyance. Ce ne sera qu'au nom de l'ignorance partagée que nous tolérerons les croyances qui nous séparent. En l'autre, je dois respecter d'abord le même que moi, celui qui voudrait savoir et ne sait pas ; puis, au nom du même, je respecterai ensuite ses différences. » (p.182)

J'aime beaucoup Éric-Emmanuel Schmitt car il est fait partie des auteurs qui m'ont permis de me raccrocher à la lecture vers 18-20 ans (tout comme Amélie Nothomb) alors que je ne lisais plus, dégoûtée par les lectures scolaires. J'ai ainsi lu L'Évangile selon Pilate, La part de l'autre, Oscar et la dame en rose etc. Vous pouvez d'ailleurs retrouvé une de mes chroniques ici.

La nuit de feu, c'est la nuit qui a bouleversé l'auteur, celle où, lors d'une randonnée en plein Hoggar, il découvre la foi.

Parti en Algérie sur les traces de Charles de Foucauld, ancien militaire de la France coloniale qui a découvert la foi et est parti catéchiser les Touaregs, Éric-Emmanuel Schmitt se retrouve perdu une nuit en plein désert. Cette expérience qui aurait pu être dramatique, devient celle qui transcende son esprit jusqu'alors plutôt rationnel.

Au-delà de la révélation mystique, ce roman est aussi le récit d'une aventure humaine et notamment d'une amitié que l'auteur développe avec Abayghur, le guide touareg.

Bien que profondément athée, j'ai été charmée par ce récit humain et spirituel. L'écriture d'Éric-Emmanuel Schmitt est belle tout en restant sobre face à ce sujet. Un livre qui fait du bien en ces moments moroses.

Éric-Emmanuel Schmitt – La nuit de feu – Albin Michel – 190p.

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Livre lu dans le cadre du challenge 1% rentrée littéraire 2015 (23/6)