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Simon Liberati raconte le destin hors-norme de sa femme Eva Ionesco mais aussi leur relation, de leur rencontre au début des années 80 à leurs retrouvailles amoureuses vers 2013.

C'est un roman qui n'épargne pas. Il n'épargne pas le lecteur qui est plongé dans la relation destructrice entre Eva et sa mère Irina qui lui fait faire des photos et films pédopornographiques. Il n'épargne pas Eva dont on découvre le côté sombre – une attitude d'éternelle adolescente, les colères, la chirurgie esthétique. Enfin, Liberati ne s'épargne pas lui-même, révélant sa noirceur – drogue, alcool, prostituées, nuits parisiennes. Il avoue même des choses plutôt dérangeantes... je vous laisse lire la page 54...

Cependant, personnellement, la mayonnaise ne prend pas. C'est un portrait dressé par un homme amoureux, peut-être « trop » amoureux d'ailleurs dans le sens où j'estime qu'il laisse le lecteur de côté. 

On aurait pu avoir un intérêt si l'histoire d'Eva était totalement méconnue mais Eva a déjà narré son enfance et son adolescence chaotiques dans son film My Little Princess – évoqué d'ailleurs dans le roman.

Je suis donc ressortie extrêmement déçue de ce roman et j'ai du mal à comprendre l'engouement qu'il suscite chez certaines personnes.

 

Simon Liberati – Eva – Stock – 288 p.

 

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Livre lu dans le cadre du challenge 1% rentrée littéraire 2015 (17/6)