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Mise à jour : 31/01/2016

Au moment où j'ai ouvert cet opus, je n'avais pas lu Amélie depuis Tuer le père. Lectrice attentive et impatiente pendant très longtemps, j'ai commencé à lâcher ses romans à partir d'AntéchristaRobert des noms propres, avec sa fin bâclée, m'avait déjà mis la puce à l'oreille : Amélie ne se renouvelle plus et semble vouloir terminer ses romans au plus vite, à chaque fois que la page 100 est dépassée.

J'ai donc cessé à ce moment de lire ses crus. Par chance, j'avais tout de même posé les yeux sur Acide Sulfuriquequi, malgré les polémiques, m'avait permis de renouer avec l'auteur.

Bref, tout ceci pour dire que j'ai pris mes distances avec l'auteur bien que j'apprécie son humour bizarre.

Cette année 2014, je me suis décidée à la relire. Dès les premières pages, je retrouve l'Amélie que j'aime : elle enchaîne des descriptions cocasses de ses tranches de vie et me fait sourire. Cependant, rapidement, je constate que depuis Robert des noms propres, Amélie n'a pas changé non plus sur ses travers. Ses histoires de beuverie et d'amitié avec la jeune Pétronille Fanto finissent par lasser et on se demande comment, une fois de plus, elle va terminer son roman. La fin, malheureusement, a été une déception, une fois de plus : on ne sait pas trop ce que devient Pétronille ni ce qu'Amélie tire comme leçon de cette amitié particulière.

Le seul point positif du roman est le questionnement sur le monde des écrivains et de la littérature en général : est-on condamné à ne pouvoir toucher ce milieu si l'on n'est pas né du bon côté de la barrière sociale ? Il est vrai que quand on regarde un peu le milieu social des écrivains à succès d'aujourd'hui, on doute parfois (souvent?) de la démocratisation de la littérature.

Amélie Nothomb, Pétronille, Le livre de poche, 160 pages (Édition originale : Albin Michel).